Télésurveillance du patient insuffisant cardiaque
Rationnel du projet
- Dans le cadre de la loi HPST (juillet 2009), de la création des Agences Régionales de Santé (avril 2010) et de la publication du décret sur la télémédecine (octobre 2010).
- Sur l'impulsion d'un partenariat entre l'UFCV et le laboratoire Sanofi-Aventis, instauré en 2010 sur le thème « télémédecine et régionalisation ».
- Sur la base de 2 réseaux de prise en charge de l'insuffisance cardiaque en Poitou-Charentes, l'un libéral sur la Charente Maritime (Cardiosaintonge – 2004), l'autre hospitalier sur Poitiers (RADIC – 2005), avec volonté de chercher un terrain de travail commun.
- Partenariat : cardiologues libéraux – réseaux de soins existants – cardiologues hospitaliers (actuellement Poitiers et La Rochelle) – URPS Poitou-Charentes.
Objectifs
- extension de la couverture des réseaux « insuffisance cardiaque » à toute la région Poitou-Charentes.
Amélioration de la qualité des soins (meilleur délai de prise en charge) et optimisation de l'organisation du travail des personnels médicaux (consultations « motivées ») dans les zones sous-médicalisées ou éloignées des centres cardiologiques afin d'obtenir :
- une participation aux réseaux de soins d'insuffisance cardiaque, dans une forme certes limitée mais s'affranchissant des problèmes de transport,
- une amélioration de la qualité de vie des patients,
- une amélioration de la charge de travail des médecins en zone de sous-effectif médical,
- une optimisation des couts de santé, par prévention des hospitalisations itératives pour décompensation cardiaque.
Descriptif
Critère d'inclusion
- tout patient hospitalisé pour Insuffisance Cardiaque.
Critères d'exclusion
- refus du patient,
- femme enceinte,
- personne de moins de 18 ans,
- espérance de vie trés limitée,
- patients déjà suivis dans le cadre d'un réseau d'insuffisance cardiaque,
- impossibilité de participer à l'étude pour toute cause,
- Impossibilité de se peser ou prendre sa tension artérielle,
- troubles cognitifs incompatibles avec l'utilisation du boitier,
- hospitalisation programmée (dont pose d'un défibrillateur et/ou pacemaker de resynchronisation)
Critères d'évaluation de la mise en œuvre à 6 mois et 1 an
- décès toute cause,
- nombre et durée des hospitalisations pour insuffisance cardiaque.
Installation d'un boitier de télésurveillance au domicile du patient
- recueil quotidien de paramètres objectifs simples (poids, pression artérielle, fréquence cardiaque), et subjectifs (questionnaire adaptée au suivi des insuffisants cardiaques).
- transmission régulière sécurisée (ADSL, GSM) a une plateforme régionale agrée.
- analyse automatique des données - validation des valeurs «anormales» par une infirmière coordinatrice, chargée de contacter le patient/le médecin ou le cardiologue traitants (protocole déterminé).
- a noter, ceci n'est pas un système d'alerte en cas de décompensation brutale, mais un moyen de dépister précocement l'évolution défavorable d'un insuffisant cardiaque chronique.
Etapes de mise en œuvre
- choix du projet, en avril 2010.
- détermination du protocole.
- création d'une entité juridique support du projet, loi 1901 « télémédecine cardiologique en Poitou-Charentes ».
- choix du matériel (juin/juillet 2011).
- première étape : étude d'acceptabilité du matériel et du protocole - début : mars 2012 - nombre de patients : 30, inclus lors de leur inscription « classique » au réseau - durée : 6 mois
- deuxième étape : médico-économique - étude de "non infériorité" de la télésurveillance pour le suivi des patients insuffisant cardiaque par rapport à un suivi réseau.
Groupe de travail
- Dr HALDENWANG Philippe, cardiologue Niort,
- Mme LAURIBE Renée, réseau Cardiosaintonge,
- Dr LEQUEUX Benoit, cardiologue CHU Poitiers - réseau Radic,
- Dr MATIS Philippe, généraliste Saintes - président du réseau Cardiosaintonge - URPS,
- Dr MOREAU Christophe, cardiologue CH La Rochelle,
- Dr DURANDET Philippe, cardiologue La Rochelle -promoteur du projet - URPS.
Actualités
- Projet primé par le Collège National des Cardiologues Français (CNCF) - congrès national octobre 2011.
