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Arrêt cardiaque

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Comment équiper ma ville en défibrillateurs ?
Modalités et informations pratiques ....

Chaque année en France, 50 000 personnes meurent prématurément d'un arrêt cardiaque, le plus souvent en présence d'un témoin.
Cette situation n'est plus acceptable : moins de 2 à 3% des victimes d'arrêt cardiaque sont sauvées aujourd'hui, contre 4 à 5 fois plus dans certains pays où la population est formée aux gestes qui sauvent et où les lieux publics sont équipés en défibrillateurs automatisés externes.... Sauver la vie d'un collègue, d'un parent, d'un passant c'est possible à deux conditions: se former aux gestes qui sauvent et augmenter le nombre des défibrillateurs en libre accès.....

Chaque commune est libre dans la démarche à mettre en œuvre pour s'équiper en défibrillateurs. Voici simplement quelques conseils pratiques tirés des expériences vécues par les communes pilotes en la matière...

1ère étape : Créer un groupe de travail avec des professionnels des premiers secours.

N'hésitez pas à faire appel à des médecins et cardiologues, des organismes de secours (SAMU, sapeurs-pompiers...) et des opérateurs de formation aux gestes qui sauvent (la Croix-Rouge française, par exemple) pour créer un groupe de travail sur le sujet.
Ces intervenants extérieurs apporteront, dés le début puis à chaque étape du projet, une vision et des compétences précieuses.

2e étape : Déterminer les lieux d'implantation.

Le choix des lieux d'implantation est primordial pour arriver à un maillage optimum.
De nombreux critères sont à prendre en compte tels que les taux de fréquentation et de passage de la population, la proximité de lieux à risques, la distance ou le temps d'accès entre deux défibrillateurs ou aux centres de secours...

3e étape : Choisir le matériel.

Le choix du matériel passe par un marché public auprès des différents fabricants de défibrillateurs.
Vous ne choisirez pas qu'un défibrillateur mais aussi un service de maintenance et de surveillance qui doivent y être associés : pensez à bien déterminer ce qui relève de vos services techniques et/ou du prestataire.

4e étape : Financer le projet.

Le projet peut être pris en charge dans sa totalité par la municipalité. Le budget alloué peut être géré par le Centre communal d'action sociale (CCAS), les Services techniques ou les Services généraux.
La ville peut aussi faire appel à des soutiens financiers extérieurs en recherchant des partenaires : des clubs service, des fondations ou même des organismes bancaires.

5e étape : Informer et former les personnels puis le grand public.

Il est préférable que l'installation des défibrillateurs soit accompagnée d'un dispositif de formation ou d'incitation à la formation aux gestes qui sauvent, afin qu'un maximum de personnes sache les utiliser. La ville peut prendre en charge la formation du personnel municipal puis inciter la population à se former aux gestes qui sauvent.
De plus il existe plusieurs types de formations adaptées à tous types de publics, dont notamment l'Initiation aux Premiers Secours, facile d'accès et d'une durée courte (2 heures maximum).
Cette étape est cruciale pour permettre une mise en œuvre optimale de votre projet sur le terrain.

6e étape : Communiquer pour asseoir le projet.

La ville ne doit pas hésiter à donner de la visibilité à son projet tant auprès des médias (presse locale/régionale) que des habitants.
Expliquez la démarche, l'implantation des défibrillateurs et leur fonctionnement. L'effet de bouche-à-oreille qui en découlera sera forcément positif de même que les perceptions sur le terrain.

 

 

Source : 1vie3gestes (Société Française de Cardiologie).

 

En savoir plus :

Risques majeurs

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L’information constitue une des conditions essentielles pour que la population connaisse les dangers auxquels elle peut être exposée, ainsi que les mesures de prévention, de protection et de secours, définies par les pouvoirs publics.
Le Code de l’Environnement, dans son article L 125-2, souligne que : “les citoyens ont un droit à l’information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent”.
Le décret n° 90-918 du 11 octobre 1990, modifié par le décret n° 2004-554 du 09 juin 2004, précise le contenu et la forme des informations auxquelles doivent avoir accès les personnes susceptibles d’être exposées à des risques majeurs, ainsi que les modalités selon lesquelles ces informations seront portées à leur connaissance.
Le Dossier Départemental des Risques Majeurs s’inscrit dans l’esprit des textes sur l’information préventive des populations :

Démographie médicale : vers une baisse de la densité médicale à l'horizon 2030 ?

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Avec 208.000 médecins en exercice au 1er janvier 2007, la densité médicale a peut-être atteint son apogée. C'est ce que laisse entendre une étude prospective de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) des ministères sociaux. En dépit d'une population plus nombreuse et plus âgée, le nombre de médecins devrait en effet décroître dans les prochaines années.

Intitulée "La démographie médicale à l'horizon 2030 : de nouvelles projections nationales et régionales" et publiée dans "étude et résultats" n°69 de février 2009, l'étude passe en revue quatre scénarios :projection demographie medicale 2030 - etude DRESS 2009

  • un de référence, reposant sur un maintien à long terme des choix individuels des médecins,
  • 3 destinés à apprécier l'impact de mesures d'ajustement alternatives.


Le scénario tendanciel montre qu'en dépit d'un important relèvement du numerus clausus à hauteur de 8.000 étudiants jusqu'en 2011, le nombre de médecins actifs devrait baisser de près de 10% dans les prochaines années. Il ne retrouverait son niveau actuel qu'aux environs de 2030...Cette tendance générale recouvre toutefois des évolutions très contrastées. La baisse sera ainsi plus marquée pour les spécialistes que pour les généralistes. En 2030, le nombre de spécialistes devrait être inférieur de 2,7% à son niveau de 2006 alors que celui des omnipraticiens progresserait très légèrement de 0,6%. De ce fait, le nombre de ces derniers serait supérieur de 3,4% à celui des spécialistes alors que les deux catégories sont aujourd'hui à égalité.

Au sein même des spécialistes, l'étude révèle de très fortes disparités :

  • +39,9% pour les chirurgiens,
  • -4,9% pour les anesthésistes réanimateurs,
  • +47,4% pour les neurologues,
  • +46,8% pour les médecins de santé publique...


Ces évolutions auraient pour effet de modifier les inégalités régionales sans les réduire pour autant. Sous l'effet conjugué de l'évolution démographique et de celle du nombre de médecins, la densité médicale :

  • chuterait ainsi fortement en Corse (-35%), en Languedoc-Roussillon (-30%), en Ile-de-France (-26%), en Provence-Alpes-Côte d'Azur (-26%) et en Midi-Pyrénées (-22%).
  • au contraire, elle croîtrait au contraire de 10 à 16% en Poitou-Charentes, Franche-Comté, Basse-Normandie, Bretagne, Auvergne et Lorraine.
  • autre tendance ; une concentration de l'activité médicale dans les pôles urbains avec CHU (54,3% des effectifs aujourd'hui).


Par Jean-Noël Escudié

Démographie médicale en 2011

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Il y a peu de temps encore, la démographie médicale était un sujet presque exclusivement réservé à la section spécialiste de notre Union. Aujourd’hui, malheureusement, la désertification médicale touche l’ensemble de la médecine de proximité. Notre retour d’expérience, sur le travail effectué par les spécialistes, nous permet d’apporter des réponses à l’Agence Régionale de Santé, aux collectivités locales et à nos partenaires pour la santé en région afin d’atténuer, voire renverser la tendance.

Les pistes de réflexions que nous investigons actuellement reposent sur deux concepts très liés. Les mesures préconisées sont forcement des mesures incitatives car, le jour où il faudra installer les médecins de façon autoritaire, il n’y aura plus de médecins à installer.
Nos propositions doivent permettre aussi d’installer durablement les professionnels de santé pour que tous les Français puissent disposer d’un accès durable aux soins de proximité sur l’ensemble du territoire. Nous ne souhaitons plus voir partir aussi vite qu’ils sont arrivés certains médecins,car cela est contre-productif.

L’Etat a déjà pris des mesures qui vont dans le bon sens :

  • en relevant, par exemple, le numerus clausus depuis 10 ans,
  • en répartissant mieux les étudiants entre les différentes spécialités avec un objectif de rééquilibrage entre les régions
  • en mettant en place des aides à l’activité dans les territoires sous dotés
  • en apportant une allocation mensuelle de 1200 euros à des étudiants en médecine en contrepartie d’un engagement à exercer (égal au versement de l’allocation) dans un territoire sous doté. C’est le contrat d’engagement de service public.

 

Sur le plan régional, l’URPS médecine libérale travaille sur différentes pistes pour :

  • améliorer les conditions d’exercice des professionnels de santé installés en structurant au mieux les maisons de santé et pôles de santé, voire les centres de santé et l’accueil de cabinets carte poitou charentessecondaires et favoriser les aides à l’installation en développant les démarches de territoires reposant sur la complémentarité durable des offres de soins,
  • diffuser de l’information pour que les mesures incitatives soient bien connues des intéressés autant auprès des jeunes praticiens que des médecins retraités qui peuvent aujourd’hui retravailler en optant pour un cumul emploi/retraite,
  • mobiliser les collectivités territoriales sur le fait que la démographie médicale n’est pas seulement un sujet médical.

 

L’environnement de vie du médecin et de sa famille est essentiel ; logement, transport, école, accès aux loisirs sont primordiaux pour que l’époux ou l’épouse accepte de s’implanter sur un territoire.
L’approche culturelle de la problématique est donc indispensable....

C’est par l’ensemble de ces mesures et d’autres à explorer (stages d’étudiants dans des  cabinets libéraux de médecine spécialisée par exemple), que la profession pourra défendre au mieux ses intérêts. Ces travaux feront l’objet d’une communication fin 2011, début 2012.

 

Responsable du projet : Dr Bernard Alliat

Démographie médicale en 2008

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En 2008, en Poitou-Charentes, près de 3 000 médecins exercent une activité libérale (exclusivement libérale, partiellement libéra­le avec une activité salariée dans un établissement de soins ou plein temps dans un établissement avec une consultation privée).
Parmi eux 1 797 sont des omnipraticiens et 1 202 des spécialistes.
Les effectifs varient dans un rapport de un à deux selon les départements, avec plus de 1 160 médecins ayant une activi­té libérale en Charente-Maritime contre un peu plus de 500 en Deux-Sèvres.

Rapportée à la population, l’offre régionale en mé­decins libéraux est supérieure à la moyenne nationale pour les généralistes (104 pour 100 000 habitants contre 97) tandis qu’el­le est inférieure pour les spécialistes (70 contre 86).

A l’échelle des départements, celui des Deux-Sèvres est le moins bien doté, tant pour les généralistes que pour les spécialistes. A l’inverse, le département de Charente-Maritime est celui qui présente les densités les plus importantes de Poitou-Charentes chez les omni­praticiens comme chez les spécialistes. Cet attrait pour les zones littorales et touristiques se retrouve également à l’échelle natio­nale avec une préférence marquée d’installation des profession­nels de santé dans les départements du sud de la France.

En savoir plus ...

Source : fiche 7.1 de l' Observatoire 2010 de la santé en Poitou-Charentes.